Tag Archives: Virginia Woolf

Les pendules à l’heure du féminisme

25 Nov

Meryl Streep, Julianne Moore, Nicole Kidman, trois femmes libres au service de trois histoires d'émancipation et de sacrifice féminins, dans le superbe film The Hours

Voici une petite tribune hors actualités culturelles, mais culturellement actuelle… Il y a des moments dans la vie où l’on reste sans mots, incapable de réagir face aux affirmations qui vous sidèrent autant que si vous croisiez un éléphant à la boulangerie du coin. Je rencontre trop souvent (à mon goût) d’hommes a priori pas stupides, cultivés, actifs, qui estiment que le féminisme n’a pas lieu d’être, que c’est une absurdité aujourd’hui – imaginez le revers de la main qui accompagne le propos. Lire la suite

Femmes d’images, images de femmes : Diane Arbus et Gisèle Freund

26 Oct

Lady bartender at home with a souvenir dog (1964), par Diane Arbus

J’aurais pu vous parler en ce jour de sorties ciné de Ryan Gosling (encore) et de George Clooney mais non, non ! Cette semaine, il s’agira de femmes, rien que de femmes… qui parlent d’hommes aussi, évidemment. Diane Arbus et Gisèle Freund ont occupé, chacune en leur temps et dans des styles très différents, le devant de la scène photographique. Deux expos permettent de les découvrir en ce moment à Paris : au Jeu de Paume, celle autour de la photographe américaine est un modèle du genre, tandis que l’accrochage consacré à la Berlinoise Gisèle à la Fondation Bergé-Saint Laurent est un modèle réduit de toute beauté. Lire la suite

Virginia Woolf, les fleurs et les photos hongroises

24 Oct

Un jour à Paris. Il pleut, comme souvent à Londres. Cheville facile, mais voilà un premier pas vers cette Mrs Dalloway*, qui n’est jamais celle qu’on croit. A Paris au Jeu de Paume*, il y a en ce moment une superbe expo du photographe hongrois puis franco-newyorkais, le grand André Kertesz. Lui aussi refusait d’être « monopersonae » (ici mot hasardeux). Jamais, aux séries de photos qui s’enchaînent, il ne se montre Un, « unique ». Il est Multiple, comme cette chère Clarissa Dalloway, comme cette chère Virginia Woolf. Lire la suite