Tag Archives: René Char

Enchantée de fin d’été (amis poètes)

27 Août

Mesdames, Messieurs,

Bain de lumière bleue (ici l'autre Marthe, celle de Pierre Bonnard)

Parfois les mots viennent à manquer. Parce que les temps sont peu cléments pour les dire aussi sereinement et brillamment (évidemment), parce que l’été touche à sa fin et vient la rentrée, je clôturerai cette période estivale en invoquant et partageant (comme souvent) certaines de mes paroles préférées, par certains de mes poètes préférés. Clôturer, dis-je, mais aussi (me) rappeler, et initier, peut-être, aussi. Fin d’été et nouvelle, nouvelle rentrée. Où il est question de sentiments, partagés, échangés, éprouvés. Enchantés, oui. Et je vous les recommande.

Soyons Sérieuse, dit Robert Desnos

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Bonnes résolutions – Le temps et l’espace

10 Jan

Voilà le premier billet de l’année, et comme de bien entendu, l’heure est aux bons vœux. Alors, puisque l’on est encore et toujours coincés dans cet hiver glacial, voici un court bouillon de cinq bonnes résolutions qui réchauffent, piochées çà et là chez certains de mes auteurs préférés. Où il est question de temps, d’espace, de chemin… toujours à parcourir.

« N’arpentons pas la route avec la toise, marchons » Alexandre Dumas, Le collier de la reine

« Accumule puis distribue. Sois la partie du miroir de l’univers la plus dense, la plus utile et la moins apparente. » René Char, Les feuillets d’Hypnos

« Il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens. » Arthur Rimbaud, Lettre du voyant

« Souhaite que le chemin soit long, que nombreux soient les matins d’été, où (avec quelles délices !) tu pénètreras dans des ports vus pour la première fois. » Constantin Kavafis, Ithaque, trad. de Marguerite Yourcenar

« Et mort aux éponges ! On a besoin d’affirmations. » Henri Michaux, L’Espace du dedans

Presque une philosophie, non ? Bonne année !

(Ps. En image : Die ganze stadt – La grande ville – 1935, du peintre absolument génial et totalement barré Max Ernst.)

De l’homme et de sa poésie : André Sarcq

27 Sep

C’est vrai, j’avoue, je connais le bonhomme. Mais au début je ne le connaissais pas (sic). André Sarcq est venu à ma rencontre il y a cinq ans, par le théâtre. Il figure, depuis, en bonne et grande place dans mes amitiés-auxquelles-je-tiens-tant.

On peut être un grand écrivain et un homme médiocre, et j’en ai rencontré quelques-uns, des médiocres (c’est un thème sur lequel je reviendrai). André, lui, est un grand auteur, et un bonhomme extra-ordinaire – avec un tiret, oui oui. Il écrit comme il est, d’une façon tout aussi extra-ordinaire. A chaque fois que j’ai la chance de passer un moment en sa compagnie, je pars sur des chemins lumineux, j’apprends, je prends ses conseils de lecture au sérieux, je rigole, beaucoup. Se balader avec lui sur la Butte Montmartre, Lire la suite