Tag Archives: exposition

Misia, Ziggy, Ken Loach, Goldoni et les autres…

25 Juin

Une femme à (re)découvrir, et des films, du théâtre, des chansons…

Oh la la, oh la la, oh la la… « En retard ! Je suis en retard ! », disait le petit lapin blanc dans Alice… Comme le temps file. Loin le palmarès de Cannes, loin Bob Dylan… loin le temps où j’avais un peu le loisir de partager ici mes engouements ! Mais enfin, je reviens, juste pour signaler quelques bonnes idées qui m’ont enthousiasmée, en me disant que ça ira mieux… en été ?

Allez, un petit tour en quatre points culture… Musique. Cinéma. Expo. Théâtre.

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Pas dansant, ces pas dansés (l’esprit de corps à Beaubourg)

24 Nov

Du rythme, mais peu d'élan

Petit tour de piste dans cette expo dansante… mais peu entraînante. Autour du mot d’ordre Danser sa vie emprunté à Isadora Duncan, le Centre Pompidou revisite l’histoire de la danse moderne : des ballets des années 1900 avec Loie Fuller jusqu’à Merce Cunningham, c’est toute l’expression corporelle figurée à travers les arts qui s’expose en vidéos, peintures et sculptures. C’est riche, c’est bien fichu, mais curieusement : quelle froideur !

S’ouvrant sur la Danse de Matisse, le parcours est assez rythmé, entre les images de l’Après-midi d’un Faune (l’une de mes œuvres préférées de Claude Debussy, chorégraphiée par Nijinski en 1912), les dessins de Bourdelle sur Isadora, ou encore la série des danseurs de Rodin. Le regard comme les oreilles sont aux aguets. Pourtant, au fur et à mesure, Lire la suite

Morale pour moral : beauté et volupté au musée d’Orsay

30 Oct

Pour l'affiche : Sainte-Cécile (détail) de Waterhouse, inspiré par The palace of arts, poème de Tennyson

Il y a des moments où la beauté se fait essentielle, où il est vital de s’en entourer. Cette semaine j’ai (encore) trouvé de quoi m’éloigner des laideurs du monde, au Musée d’Orsay. L’exposition Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde est consacrée à « l’art pour l’art » britannique, autrement dit l’Aesthetic Movement des années 1860 à 1890.
Autour des aphorismes plus ou moins inspirés d’Oscar Wilde sur la création, fleurissent sous mon regard enchanté nombre de merveilles : arts décoratifs (mobilier, porcelaines et chinoiseries blanches et bleues, tissus et papiers teintés de japonisme), sculptures, et peinture. Et pourtant, mon goût va davantage à la simplicité épurée d’une Charlotte Perriand par exemple. Mais bon : si les objets sont inutiles, la seule excuse valable à leur existence est l’admiration qu’on leur porte – ce qui leur confère de fait une utilité, nous dit le touche-à-tout William Morris. Lire la suite

Femmes d’images, images de femmes : Diane Arbus et Gisèle Freund

26 Oct

Lady bartender at home with a souvenir dog (1964), par Diane Arbus

J’aurais pu vous parler en ce jour de sorties ciné de Ryan Gosling (encore) et de George Clooney mais non, non ! Cette semaine, il s’agira de femmes, rien que de femmes… qui parlent d’hommes aussi, évidemment. Diane Arbus et Gisèle Freund ont occupé, chacune en leur temps et dans des styles très différents, le devant de la scène photographique. Deux expos permettent de les découvrir en ce moment à Paris : au Jeu de Paume, celle autour de la photographe américaine est un modèle du genre, tandis que l’accrochage consacré à la Berlinoise Gisèle à la Fondation Bergé-Saint Laurent est un modèle réduit de toute beauté. Lire la suite

« Trop sérieux, s’abstenir » ! Boris Vian en livre et en expo

23 Oct

Vi-an-poésie

Rien de tel qu’une belle après-midi avec son meilleur ami. Ce samedi, sous un beau soleil d’automne, nous allions tous deux d’un pas décidé reconnaître l’œuvre éparse-pillée de Boris Vian, en expo à la BNF. Double intérêt : un beau livre fraîchement paru qui m’a enchantée, Post-Scriptum, et la longue, longue connivence qu’entretient mon ami avec l’auteur (sur lequel il a même écrit sa thèse universitaire). Quand la curiosité et l’affection mènent à une palpitante balade dans les mots et le temps, parsemée d’inédits réjouissants… On est bien en compagnie de Vian.

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Le moi-monde maboul de Munch

22 Sep

La rentrée picturale à Beaubourg : à la hauteur ?

Et voilà les grandes expos de la rentrée culturelle. J’ai eu l’occasion de découvrir en avant-première, grâce à l’amie Séverine, « L’œil moderne » d’Edvard Munch au Centre Pompidou. Malgré les efforts des commissaires pour présenter une œuvre supposée moins torturée qu’il n’y paraît, on se dit en visitant qu’il était quand même assez, disons, barré. Mais barré dans l’egocentrisme. Ce doit être de cela dont parlent ces organisateurs en le nommant représentant de la modernité. Du moins c’est ainsi qu’on pourrait le comprendre puisque Lire la suite

Le panthéon cinéphile # 3 : Maître Kubrick et ses miroirs

25 Mar

Stanley & Jack, "shining"

Qui a dit que Dieu était dans les détails ? Pas idée, mais si par le mot dieu on entend perfection artistique, je suis bien d’accord. Et s’il n’y avait qu’un seul pratiquant dans la chapelle cinéma, ce serait Stanley Kubrick.

Je sors de la superbe expo à la Cinémathèque française (voilà, c’est dit, j’ai adoré), et c’est un voyage – je dirais bien une odyssée si ce n’était fastoche – dans les obsessions et la quête du créateur. C’est toujours fascinant de découvrir l’autre côté du miroir chez les artistes, et ici on est servi : Lire la suite