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Le panthéon cinéphile #4 : le top du cool, Raoul Walsh

24 Juil

La vision de l’un des grands borgnes de Hollywood : classe et générosité.

Voilà la meilleure recommandation estivale pour les cinéphiles… et les autres. J’en avais fait mention dans l’un de mes derniers papiers : le Festival de La Rochelle mettait à l’honneur cette année, outre Chaplin qu’il n’est point besoin de présenter, l’un des très grands borgnes* de Hollywood: Raoul Walsh. La rétrospective continue sur grand écran à Paris, et… en DVD bien sûr.

Né en 1887 à New York, le jeune acteur Raoul s’est vite pointé sur la côte Ouest où il devient l’assistant réalisateur de D.W. Griffith. En 1915, il passe lui-même au rang de réal, avec Life of Villa et Regeneration. S’ensuit une activité prolifique, du muet au parlant, où il s’entoure des meilleurs acteurs de son temps : James Cagney, Humphrey Bogart, Errol Flynn – pour ne citer que les plus fameux et… virils. Car Walsh a porté haut, Lire la suite

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Köszönöm ! La grande littérature hongroise

28 Nov

Un immense empire littéraire au cœur du XXe siècle (carte @atlas-historique.net)

Voilà d’excellents livres de saison qui seront parfaits avec un bon thé au coin du feu – si vous avez ça, d’abord bravo, puis ajoutez un apfelstrudel et le bonheur sera complet (sans cheminée, un bon vieux canapé c’est aussi bien, ne soyons pas snobs). Comme je porte une affection particulière à la littérature hongroise (et par extension à celle de la Mittle Europa), quand on me propose un ouvrage issu de ce territoire balkanique : je me précipite. Résultat : une pépite nouvelle, signée un certain Antal Szerb, publiée cet automne par les éditions Viviane Hamy, ainsi qu’une nouvelle publication du gigantesque Sandor Márai chez Albin Michel. Lire la suite

Remember: Dorothy Parker

3 Sep

Lady Parker, par George P. Lynes

On a beau faire gaffe : paf, on tombe. Dans le panneau, de haut, pieds joints, en plein dedans tout pareil. Tête en l’air cœur à l’envers voire cul par-dessus tête. Et pourtant elle l’avait bien dit, Dorothy, bien expliqué – mais bon, elle non plus ne savait pas (se) tempérer. Dans les relations homme-femme, quand on se fiche de l’histoire en cours, on glisse, on sait qu’il n’y a pas de mal ; rien de plus facile, rien ne vous entame. Quand on ne s’en fiche pas, c’est là que s’enchaînent les faux-pas. On flippe. Et de là à devenir carrément parano parce que comme dit l’adage, « chat échaudé »… Miaouh. On tombe, ouais, et pour les hellénistes : on tombe même de Charybde en Scylla.

Comme disait l’auteure Parker (1893 – 1967), « quand on se met à chercher de quoi se sentir blessé, misérable et inutile, on est sûr de trouver, et c’est à chaque fois plus facile. Si facile qu’au final on ne s’aperçoit même plus qu’on l’avait cherché. Lire la suite

La palette des hommes de cour – Ancien régime, vraiment ? Cranach, Van Dongen, Gracian

13 Mai

Qu’on se le dise et qu’on se le répète encore, nous autres démocrates évoluons encore en société de cour. Ce constat sur la nature humaine (oui) m’a été rappelé dernièrement tant à l’occasion d’un infime événement personnel que lors de trois rencontres aussi enrichissantes et différentes les unes des autres : deux peintres et un « éducateur-penseur ». Lucas Cranach, Kees Van Dongen, et Baltasar Gracian. Coïncidence fâcheuse et attristante, dont je tenterai d’extraire ici, pour consolation, le singulier, le beau, l’édifiant. Lire la suite

Vos papiers ! (100 ans de Gallimard à la BNF)

26 Avr

Avec ou sans vitre ces papillons-là volent toujours

C’est un tout petit espace… Mais que de papiers, que d’histoire(s) ! L’exposition Gallimard dévoile certaines archives de la maison d’édition à la Bibliothèque nationale de France (ce site magique, au-delà de la superbe passerelle Simone-de-Beauvoir), et c’est, pour ceux dont je suis qui aiment découvrir l’arrière-boutique, absolument génial. D’abord pour l’histoire de la maison elle-même. Née à l’initiative d’André Gide sous le nom de la Nouvelle Revue Française (NRF), elle a accueilli les œuvres de Malraux, Camus, Sartre, Genet, Kundera... En un siècle, que d’écrivains ! Bien sûr, ce n’est pas la seule à avoir découvert Lire la suite

Célébration – Céline vs Beaumarchais ?

25 Jan

Au sombre Céline...

Telle est la question qui a animé ces derniers jours l’actualité littéraire : faut-il célébrer le cinquantième anniversaire de la mort de Céline ? Question éminemment française, me répondait l’autre jour un grand ami. Certes, et le ministre de la Culture a fini par trancher par le non. A lire les commentaires sur le web, je m’interroge, encore une fois, sur l’homme et l’écrivain, l’écrivain et l’homme – ou est-ce tout un ? D’autant que Céline, c’est un pseudonyme… d’écrivain : il s’appelait Destouches. Peut-on distinguer un homme de son œuvre ? Beaucoup Lire la suite

Solution à l’indigestion : la cuisine de Dumas

19 Déc

cadeaux empoisonnés

Je suis en avance sur le calendrier. Et très en retard. En avance parce que j’ai déjà une indigestion, de celles qui surgissent en fin d’année, mais la mienne est littéraire. Et du coup je suis très en retard, car cause indigestion, je n’arrive plus, mais plus du tout à lire.

Ces pannes de lecture arrivent à tous les lecteurs je crois bien. Sauf que dans mon cas, Lire la suite