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Le panthéon cinéphile #4 : le top du cool, Raoul Walsh

24 Juil

La vision de l’un des grands borgnes de Hollywood : classe et générosité.

Voilà la meilleure recommandation estivale pour les cinéphiles… et les autres. J’en avais fait mention dans l’un de mes derniers papiers : le Festival de La Rochelle mettait à l’honneur cette année, outre Chaplin qu’il n’est point besoin de présenter, l’un des très grands borgnes* de Hollywood: Raoul Walsh. La rétrospective continue sur grand écran à Paris, et… en DVD bien sûr.

Né en 1887 à New York, le jeune acteur Raoul s’est vite pointé sur la côte Ouest où il devient l’assistant réalisateur de D.W. Griffith. En 1915, il passe lui-même au rang de réal, avec Life of Villa et Regeneration. S’ensuit une activité prolifique, du muet au parlant, où il s’entoure des meilleurs acteurs de son temps : James Cagney, Humphrey Bogart, Errol Flynn – pour ne citer que les plus fameux et… virils. Car Walsh a porté haut, Lire la suite

Misia, Ziggy, Ken Loach, Goldoni et les autres…

25 Juin

Une femme à (re)découvrir, et des films, du théâtre, des chansons…

Oh la la, oh la la, oh la la… « En retard ! Je suis en retard ! », disait le petit lapin blanc dans Alice… Comme le temps file. Loin le palmarès de Cannes, loin Bob Dylan… loin le temps où j’avais un peu le loisir de partager ici mes engouements ! Mais enfin, je reviens, juste pour signaler quelques bonnes idées qui m’ont enthousiasmée, en me disant que ça ira mieux… en été ?

Allez, un petit tour en quatre points culture… Musique. Cinéma. Expo. Théâtre.

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Neuf de Pâques – Bob, le Jeu de Paume et la Patagonie

12 Avr

Chez Bob, je sens que je vais me sentir chez moi.

Je vous ai évité le poisson d’avril, mais je ne peux pas éviter la Pâques. Après tout, si j’ai bien compris c’est une histoire de résurrection, et c’est un peu le cas puisque je n’ai rien écrit ici depuis au moins un mois…  De plus, cette année ce fichu lundi a coïncidé avec une date qu’égocentriquement j’affectionne particulièrement : mon anniversaire. Alors vu que le jour pascal est venu pourrir le jour du Petit Bois (la fête chômée est moins exclusive, forcément) et bien j’ai décidé de célébrer ma nouvelle année jusqu’à la fin du mois. Là. Et dans ma liste de cadeaux personnels, étant partageuse, je divulgue ici trois plaisirs qui à coup sûr vous feront envie. Lire la suite

Bowie alors !

27 Déc

Rétro dans la sono : absolute beginner encore et toujours

Eh non, l’heure n’a pas encore sonné pour vous parler de la rentrée de janvier. Comme j’ai été accaparée par tant de choses de la vie dernièrement – bonnes et mauvaises – je vous parlerai de quelqu’un que j’apprécie particulièrement. Histoire de bien finir l’année, en bonne compagnie. Après Mister Springsteen : Sir Bowie, David Bowie. Silhouette familière pour tous : des « jeunes d’aujourd’hui » comme on dit aux grands qui tout ptits se déhanchaient Lire la suite

Pas dansant, ces pas dansés (l’esprit de corps à Beaubourg)

24 Nov

Du rythme, mais peu d'élan

Petit tour de piste dans cette expo dansante… mais peu entraînante. Autour du mot d’ordre Danser sa vie emprunté à Isadora Duncan, le Centre Pompidou revisite l’histoire de la danse moderne : des ballets des années 1900 avec Loie Fuller jusqu’à Merce Cunningham, c’est toute l’expression corporelle figurée à travers les arts qui s’expose en vidéos, peintures et sculptures. C’est riche, c’est bien fichu, mais curieusement : quelle froideur !

S’ouvrant sur la Danse de Matisse, le parcours est assez rythmé, entre les images de l’Après-midi d’un Faune (l’une de mes œuvres préférées de Claude Debussy, chorégraphiée par Nijinski en 1912), les dessins de Bourdelle sur Isadora, ou encore la série des danseurs de Rodin. Le regard comme les oreilles sont aux aguets. Pourtant, au fur et à mesure, Lire la suite

Petite distraction : Les shalala dans la chanson

11 Nov

(I wonder)

Petite distraction en cette grise matinée de jour férié, je me suis amusée à relever ces quelques shalala (à ne pas confondre avec le chabada, plus snob) que j’adore dans la chanson. Car shalala : voilà un refrain qui revient souvent. J’ai aussi cherché (sans toutefois m’acharner, hein) une explication à ce phénomène sonore qui fait le tour du monde, mais rien à faire, je ne trouve pas son origine. Donc, comme le la la la ou le doubidoubidou, allez savoir d’où ça vient (oui je sais, il m’arrive de me poser de drôles de questions) mais la rengaine a donné lieu à de très belles chansons… A peu près une tous les dix ans. Lire la suite

Morale pour moral : beauté et volupté au musée d’Orsay

30 Oct

Pour l'affiche : Sainte-Cécile (détail) de Waterhouse, inspiré par The palace of arts, poème de Tennyson

Il y a des moments où la beauté se fait essentielle, où il est vital de s’en entourer. Cette semaine j’ai (encore) trouvé de quoi m’éloigner des laideurs du monde, au Musée d’Orsay. L’exposition Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde est consacrée à « l’art pour l’art » britannique, autrement dit l’Aesthetic Movement des années 1860 à 1890.
Autour des aphorismes plus ou moins inspirés d’Oscar Wilde sur la création, fleurissent sous mon regard enchanté nombre de merveilles : arts décoratifs (mobilier, porcelaines et chinoiseries blanches et bleues, tissus et papiers teintés de japonisme), sculptures, et peinture. Et pourtant, mon goût va davantage à la simplicité épurée d’une Charlotte Perriand par exemple. Mais bon : si les objets sont inutiles, la seule excuse valable à leur existence est l’admiration qu’on leur porte – ce qui leur confère de fait une utilité, nous dit le touche-à-tout William Morris. Lire la suite