Petite distraction : Les shalala dans la chanson

11 Nov

(I wonder)

Petite distraction en cette grise matinée de jour férié, je me suis amusée à relever ces quelques shalala (à ne pas confondre avec le chabada, plus snob) que j’adore dans la chanson. Car shalala : voilà un refrain qui revient souvent. J’ai aussi cherché (sans toutefois m’acharner, hein) une explication à ce phénomène sonore qui fait le tour du monde, mais rien à faire, je ne trouve pas son origine. Donc, comme le la la la ou le doubidoubidou, allez savoir d’où ça vient (oui je sais, il m’arrive de me poser de drôles de questions) mais la rengaine a donné lieu à de très belles chansons… A peu près une tous les dix ans.
A tout seigneur, tout honneur, je commence par Lou Reed, qui vient de sortir un album avec Metallica (pas encore écouté, j’avoue que ça me fait un peu peur). Pas de guitares saturées ici, mais un violoncelle qui déroule toute une histoire en trois chapitres, issue du superbe et méconnu album Street Hassle (1977) :

– Come on baby, why don’t you slip away…

[A ce propos je mentionne un beau roman de l’auteur suédois Peter Kihlgard, sorte de « voyage à deux » rock & sobrement lyrique – si tant est que ce soit possible : Le restant de nos jours. Où la chanson devient un motif particulièrement sensible.]

Et puis il y a le grand Tom Waits, qui me touche systématiquement quand il lance « I wanna be with you » à cette Jersey Girl, pistée sur l’album Heartattack and Vine (1980) :

– Down the shore everything’s all right…

Jetez-vous (aussi) sur le tout dernier album du bonhomme, Bad as me, barge et excellent (extrait ici). Puisque ces deux titres sont assez cool et qu’il est toujours bon d’alterner avec un morceau plus énergique, je propose l’entraînant Mr Jones des Counting Crows, in August and everything after (1993) :

– If I knew Picasso, I would buy myself a grey guitar and play…

ouh la la worldwide

Bon je pourrais aussi ajouter The Ramones déménageurs au titre sans ambiguïté (Shalala of course), Small Faces, Manfred Mann, Elvis Costello, Springsteen ou encore les Shirelles, en 1964, reprises par Sylvie Vartan en son temps… Si je tenais à faire un tour en France, je pourrais aussi choisir le kitsch de Claude François (Hier est près de moi…), pompé lui aussi sur les shalala aussi kitsch des Carpenters. Mais voilà, je n’y tiens pas : je tiens à davantage à nos oreilles.

On aura compris néanmoins qu’il y a une Internationale du Shalala, pour laquelle le plus bel hymne est celui du regretté Mano Solo (dans son album de 1999) en beau français original qui relève le niveau national de l’onomatopée :

– Le bleu qui devient noir… 

« Comme vous voudriez que la vie elle soit », hurlez donc vos révolutionnaires Shalala : je vous jure, sha la l’air idiot comme ce jeu de mots, mais ça fait beaucoup de bien !

– Cf. les albums mentionnés ci-dessus. Pour Cloclo, les Carpenters et les autres, je vous laisse fouiner…

– Le restant de nos jours, de Peter Kihlgard, éd. Actes Sud.

Ps. Retour bien vite avec de belles visites parisiennes à ne pas rater.

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