Holy Python, La barbe !

6 Sep

Il y a un truc qui m’horripile particulièrement : la compèt’ à celui-qu’a-le-plus-mal. C’est qui qui aura eu la vie la plus difficile, qui qui aura souffert le plus, enduré comme Job, aura été crucifié comme qui vous savez, sacrifié à tel ou tel autel, perdu un bras et j’en passe. Ça m’énerve, mais alors…! Je dirais presque « Pendez-les haut et court », ces geignards. Mais non je garderai mon latin sang froid (hum) pour cette fois et dirai juste : LA BARBE, avec les complaintes de pauv’ malheureux.

C’est sûr, il y a des mules qui ont été (ou sont plus) chargées que d’autres. Personnellement j’ai eu mon chapelet de chemins de croix (je sais j’abuse des images pieuses, mea culpa). Mais s’il y a toujours mieux ailleurs, il y a aussi pire. Avant tout, soyons juste : c’est Chacun à sa mesure. La preuve :

Comme quoi, il y a toutes sortes de problèmes dans la vie, et une solution à tout « pourvu que ça marche » (j’adore le Distract-a-bee ceci dit en passant).

Je concède toutefois qu’il arrive – et ça fait même du bien parfois – de s’apitoyer un chouille sur soi-même. Dès lors que ça permet de ne pas s’ignorer, et dès lors que l’on n’écrabouille pas les pieds tout aussi sensibles des autres. Parce qu’il faut pas se vautrer dans le déni non plus, comme ici :

Même si c’est « une simple blessure ». You pansy.

Maintenant, soyons franche (personne n’est parfait, l’aurai-je assez dit), il m’arrive de tomber dedans de temps en temps. Et je me plains, et je me plains… Mais pas plus que les autres je crois (?!) et j’essaie de préserver autant que faire se peut les oreilles amicales alentour. Mais sur le chapitre des jérémiades, qu’on vienne donc me jeter la première pierre tiens. Ouais, là-dessus, vous comme les autres, vous manquez pas d’air…

« Vous aggravez votre cas ! »

Bref, cessons, mais cessons donc de nous comporter en victimes, soyons responsables et prenons-nous moins au sérieux. Car je le répète, il y a toujours plus grave ailleurs, si, si, je vous jure, y a qu’à écouter le flash info à la radio. Comme le disent ces cinglés que j’aime particulièrement :

Some things in life are bad / They can really make you mad / Other things just make you swear and curse

When you’re chewing on life’s gristle / Don’t grumble, give a whistle

And this’ll help things turn out for the best.

C’est-à-dire que « dans la vie il y a des trucs pourris qui peuvent vraiment te rendre dingue, et d’autres trucs qui te font jurer et maudire. Si jamais tu ronges ton frein, râle pas, siffle plutôt un coup : ça aidera à arranger les choses… »

« … Qu’est-ce que t’as perdu ? Rien du tout ! » Grande sagesse. Mais j’entends que ça râle, par là… C’est facile à dire tout ça ? Je sais bien. Ça n’empêche pas la peur, et je m’y connais en peur(s). Allez : aux hommes – et aux femmes – de bonne volonté…

– Monty Python Flying Circus, Sacré Graal, et La vie de Brian, plus tous les autres films de ces magnifiques, brillants et hilarants tarés disponibles en DVD. Aussi, parce que Saint John Cleese oblige, jetez un œil sur « How to irritate people » (comment horripiler les gens)… « I spy with my little eye » (mon petit doigt me dit en VF) que vous allez bien vous marrer. Mais « j’en fais peut-être un peu trop » ?

– Pour info, à propos de La vie de Brian : le film fut produit par George Harrison. Vous ne savez pas qui est George Harrison ? Sortez Voyez donc début octobre sur HBO le documentaire qui lui est consacré par… Martin Scorsese !!! On y reviendra.

(Ps. C’est fait exprès, hein, ce champ lexical biblique : parce que ça vient bien de quelque part, ces histoires de croix-à-porter et de mur des lamentations. Pas de mauvaise foi.)

Publicités

7 Réponses to “Holy Python, La barbe !”

  1. samlepirate septembre 8, 2011 à 0 h 19 min #

    bon mais si on arrête de râler, on peut continuer de déprimer ?

    • mademoiselledupetitbois septembre 8, 2011 à 7 h 51 min #

      Ah mais on a parfaitement le droit d’être Blue, Valentine (facile…). Mais qu’est-ce que vous avez tous d’un coup avec Tom Waits et Basquiat ?! (je m’comprends) Des séquences où on y reste, y en a un rayon… comme celle-ci (là je m’effondre, à cette heure-ci, rhaaa… merci) : http://www.youtube.com/watch?v=E1vEYXblmZQ

  2. samlepirate septembre 8, 2011 à 9 h 38 min #

    c’est la même séquence non ? quand warhol décède et que baquiat sombre.
    – qu’est-ce que vous avez tous d’un coup avec Tom Waits et Basquiat ?
    c’est un peu long a expliqué mais loin d’être soudain, je ne sais pas pour les autres mais moi je veux juste terminé ce blues et chercher le suivant.
    je sais pas comment je dois prendre le merci, ça dépend de l’effondrement je pense…

    • mademoiselledupetitbois septembre 8, 2011 à 12 h 36 min #

      Même séquence ? J’ai dû rater un truc ce matin… Addictif, Waits, c’est vrai. Le merci était ironique, mais souriant !!! ;-) J’avais oublié de glisser un clin d’oeil, chose qui arrive. Mais j’en ai fait un énorme dans le papier du jour.

  3. Iostereo™ septembre 9, 2011 à 16 h 02 min #

    Monte pailletonne : la vie mode d’emploi en somme…

Trackbacks/Pingbacks

  1. Scorsese chez les Beatles « Mademoiselle du Petit Bois - octobre 17, 2011

    […] Harrison mouilla sa chemise pour produire l’extravagante et brillante Vie de Brian des Monty Python, puis le légendaire producteur George Martin, Jeff Lynne [Elo mon Lionel], Bob Dylan, Ringo […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s