Le panthéon cinéphile # 2 : introducing Joseph

18 Nov

6 Oscars en 1950, dont meilleur film

Je l’annonce solennellement, il y a de grands Joseph au panthéon cinéphile. Il y en a deux, particulièrement. D’abord Mankiewicz. Je lui donne la priorité car c’est une statue. Qui n’a jamais vu All about Eve (Eve in french) devrait se jeter sur le DVD. Bette Davis alias Margot Channings, Anne Baxter en Eve, et le grand Georges Sanders dans le rôle du persifleur journaliste Allison De Witt (peut-être ne connaissez-vous pas Georges, mais vous l’avez déjà vu j’en suis sûre). Eve est un film sur l’ambition, la création, la femme. Je parle d’Eve, mais je pourrais tout aussi bien parler de La comtesse aux pieds nus (The barefoot contessa Ava Gardner) ou du Fantôme et Mme Muir, avec la renversante Gene Tierney. Joseph Mankiewicz aimait les femmes, il les filmait avec passion (voir aussi Liz Taylor en Cléopâtre). Mais brisons-là sur ce Joseph, car c’est d’un autre dont je veux parler. Moins connu, mais lui aussi, vous l’avez forcément déjà vu.

Joseph Cotten était l’un des plus beaux acteurs du Hollywood de l’âge d’or (approx. 1930/1960). Quand je dis beau, je veux dire bon. Excellent, discret, classe. Grand ami d’Orson Welles qu’il rencontre via le théâtre, il joue son meilleur pote dans Citizen Kane (œuvre coécrite, notez la petite histoire, par le grand frère de Joseph Mankiewicz), et il interprète le rôle-titre dans La splendeur des Amberson (The magnificent Amberson), une merveille.

My guy

Superbe dans les rôles « nobles » – meilleur ami, amoureux transi, ou encore distingué protecteur de la toute jeune Ingrid Bergman dans Hantise (Gaslight, dir. Georges Cukor) – il devient machiavélique à souhait sous le regard de Sir Hithcock dans L’Ombre d’un doute (Shadow of a doubt) où il incarne l’inquiétant Oncle Charlie. Sans jamais, jamais se départir d’une certaine élégance que l’on pourrait croire toute british, l’American Cotten mène aussi l’enquête dans les rues de Vienne dans le film de Carol Reed, Le troisième homme, modèle du genre dans la catégorie noir (avec le pote Welles, encore).

Je pourrais également citer Le portrait de Jennie, Niagara ou Duel au Soleil, mais j’ai tout de même parlé du principal. Cet immense acteur est à (re)découvrir, à mon sens, d’abord dans les Amberson puis dans L’ombre d’un doute. Il donne, dans ces deux seuls films, toute l’ampleur de son jeu.

Il paraît qu’il a joué à Broadway avec Katherine Hepburn dans Indiscrétions (The Philadelphia story) avant l’adaptation au cinéma. Il y a de grands moments perdus, irrémédiablement. Je n’ai plus qu’à en trouver le récit dans l’autobiographie de Joseph, dont le titre me perturbe : Vanity Will Get You Somewhere. Comment ça, vaniteux, mon Joseph ?!

(ps. J’ai bien voulu joindre des extraits de film significatifs, mais le web ne connaît pas la VOST, donc jetez-vous, je le répète, sur les DVD de tous les films cités : satisfaction assurée.)

Aux grands films

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Une Réponse to “Le panthéon cinéphile # 2 : introducing Joseph”

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  1. Duvivier et la férocité (mon ostéo m’épate) « Mademoiselle du Petit Bois - novembre 14, 2011

    […] Ben Hecht (coscénariste de Wilder par exemple) sur le film Lydia dans lequel joue… mon cher Joseph Cotten. Louis genoux-qui-tremblent […]

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