Paraît que c’est le printemps…

24 Mar
Quittons-nous sur une note féminine. Ici, Camille Claudel en "Danaïde" (vue par… Rodin, bien sûr.)

Quittons-nous sur une note féminine. Ici, Camille Claudel en « Danaïde » (vue par… Rodin, bien sûr.)

Depuis quelques jours c’est le printemps. Je veux bien, admettons, mais alors, c’est le printemps ailleurs. Ailleurs, un monde ailleurs, pour paraphraser froidement Shakespeare dont j’envierais presque l’exil de son Coriolan. Un monde ailleurs, où ce serait le printemps, donc. Mesdames, Messieurs, il paraît que c’est le Printemps des Poètes, je vous quitte alors en bonne compagnie. Lire la suite

Des hommes en cadeau

8 Mar
Nos amis les hommes. Ici (de gauche à droite) : Tristan Tzara, Paul Eluard, André Breton, Hans Arp, Salvador Dali, Yves Tanguy, Max Ernst (mon préféré), René Crevel (mon chouchou), et Man Ray.

Nos amis les hommes. Ici, de gauche à droite : Tristan Tzara, Paul Eluard, André Breton, Hans Arp, Salvador Dali, Yves Tanguy, Max Ernst (mon préféré), René Crevel (mon chouchou), et Man Ray. « Laissons les barreaux derrière nous », semblent-ils (me) dire.

Journée internationale des femmes 2013. Cette année je ne suis pas engagée dans une action citoyenne, une manifestation telle qu’une œuvre théâtrale sur la sensible et si problématique condition de la femme dans notre société, dans le monde. Cette année, au lieu de dénoncer d’une manière ou d’une autre l’inégalité et la violence toujours aussi accablantes, j’ai décidé d’évoquer, notamment ici, le féminin à travers les grands hommes qui, sur mon parcours hélas particulièrement riche en misogynes, harceleurs et autres grands tarés nocifs, m’ont aidée à devenir la femme que je suis.
Ces hommes, ils sont anonymes, moins anonymes, connus. Ils sont mes amis, mes amours, mes poètes. Lire la suite

Ce qui n’a pas de prix (la littérature et la vie)

8 Jan

De la chance, oui… dans le Petit Bois toujours vert
(copyright: le talentueux Stéphane Vermorel, agence 154)

Mes Amis, en ce début d’année, tout d’abord : tous mes vœux ! De richesse de vue et de découvertes inoubliables (notamment). J’ai raté la Noël, le Jour de l’An, mais voilà voilà, je reviens enfin, avec du lourd – et il était grand temps. C’est que… Non, je ne suis pas ici pour tenir journal, et je suis sûre que vous ne m’en voulez pas une seconde pour mon absence… Commençons bien l’année, avec un petit panorama des œuvres qui n’auront pas ou peu couru les pages et écrans de la culture, et que j’ai gardées sous le coude de ma disponibilité. Ce sont là des lectures qui m’ont, moi, tout à fait emballée depuis septembre. Hors prix littéraires, ou presque. Hors grands boulevards… Et hors saison donc.

– Deux jeunes déjà grands, à l’avenir grandiose

Je parlerai d’abord de ces deux auteurs de la Rentrée 2012 qui ne cessent de m’éblouir, de livre en livre. Ces deux écrivains ont ceci de commun qu’ils tendent vers un universalisme (et un humanisme) Lire la suite

De nos vies merveilleuses et tragiques (un roman graphique)

24 Nov

Je suis plutôt sensible en ce moment. Il m’en faut peu pour m’émouvoir, dans le bon sens comme dans le mauvais. Mais pas par n’importe quoi. Et ici je privilégie le bon, le fort, cet intense sentiment que nous avons tous connu à un moment ou à un autre. Celui que procure la merveilleuse découverte d’une œuvre de fiction bouleversante et superbe. Quand, à la fin de l’histoire, vous avez le sentiment de n’être plus que votre cœur qui bat, organe tout occupé à résonner pour les gens que vous aimez, ceux qui vous manquent, les joies que vous avez connues, et l’envie de vivre encore de ces moments, d’en vivre d’autres, de nouveaux, par et pour ces personnes auxquelles vous tenez si fort, et qui font que votre vie vaut d’être vécue. L’amour, l’amitié, l’instant présent. Voilà l’essentiel « vitaliste » que transmet cette lecture. Une piqûre de rappel, Lire la suite

Petit retour (avant le grand)

21 Nov

ImageMesdames Messieurs…

Il est loin l’été, passée la rentrée, éclaboussé octobre, et novembre quasiment dévalé. Mes excuses à mes fidèles lecteurs : comme il arrive parfois, on se laisse déborder, par la vie, les vacances, l’amour, la joie, la littérature, les merveilles, les peines et les catastrophes – aussi. Mais « parlons peu… » : je partage, en modeste contribution, un petit extrait d’un auteur que j’aime particulièrement. Ceci, avant de vous faire part de la somme (considérable) de mes prix littéraires et des découvertes enchantées de cette fin d’année. Lire la suite

Paris, la ville, les livres : à la carte !

17 Août

La Conciergerie en littérature ? Demandez à Alex… ou à la Mairie de Paris.

Avant de l’abandonner pour le jaune et le bleu de ma terre rouge et or d’Espagne… Voici ma ville, encore elle, à travers une singulière carte et à travers la littérature, encore elle aussi. La Mairie de Paris vient de proposer sur son site et celui des bibliothèques municipales une initiative tout à fait réjouissante dont je vous fais part bien rapidement mais efficacement. Lire la suite

Le panthéon cinéphile #4 : le top du cool, Raoul Walsh

24 Juil

La vision de l’un des grands borgnes de Hollywood : classe et générosité.

Voilà la meilleure recommandation estivale pour les cinéphiles… et les autres. J’en avais fait mention dans l’un de mes derniers papiers : le Festival de La Rochelle mettait à l’honneur cette année, outre Chaplin qu’il n’est point besoin de présenter, l’un des très grands borgnes* de Hollywood: Raoul Walsh. La rétrospective continue sur grand écran à Paris, et… en DVD bien sûr.

Né en 1887 à New York, le jeune acteur Raoul s’est vite pointé sur la côte Ouest où il devient l’assistant réalisateur de D.W. Griffith. En 1915, il passe lui-même au rang de réal, avec Life of Villa et Regeneration. S’ensuit une activité prolifique, du muet au parlant, où il s’entoure des meilleurs acteurs de son temps : James Cagney, Humphrey Bogart, Errol Flynn – pour ne citer que les plus fameux et… virils. Car Walsh a porté haut, Lire la suite